Conseils Facteurs clés
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Il n’y a pas de recette toute prête pour assurer à 100% le succès de l’ouverture d’une association de jeunesse ou d’une organisation de jeunesse. Ceci ne signifie pourtant pas qu’il n’existe pas de critères par rapport auxquels on peut s’orienter et qui nous aident dans cette démarche. En effet, des projets et des recherches qui ont été effectués ont démontré qu’il existe clairement des facteurs de réussite pour qu’un processus fonctionne. Plus on parvient à réunir ces facteurs au sein d’un projet, plus il y a de chances de réussir son projet. Quels facteurs de réussite peut-on faire ressortir des expériences des associations de jeunesse?
Les facteurs de réussite suivants sont d’une importance capitale pour le travail des associations de jeunesse actives au plan national. Si on ne les prend pas en considération, un grand projet a très peu de chances d’aboutir et d’être efficace à long terme. Toutefois, les organisations actives au plan local et régional peuvent, elles aussi, partir du même principe, à savoir que des plus petits projets rencontrent nettement plus de succès si l’on s’oriente par rapport aux facteurs de réussite mentionnés ci-dessous.

 1. Collaboration avec les services spécialisés, l’animation jeunesse et les autorités

•    Un accompagnement externe du projet par les spécialistes est toujours recommandable. Ceux-ci peuvent être liés à des services locaux qui gèrent un mandat lié à l’intégration ou encore à divers centres de compétences ou services spécialisés. Une telle collaboration augmente très fortement les chances de succès d’un processus d’ouverture. En effet, les spécialistes peuvent soutenir les responsables du projet avec leur savoir-faire dans le domaine de la gestion de projet ou offrir des formations ciblées ou des apprentissages destinés à une sensibilisation.
Tu trouveras ici les adresses de tels services spécialisés.
•    Recherchez la collaboration avec l’animation de jeunesse en milieu ouvert : il est bien connu que celle-ci s’adresse à une large proportion d’enfants et de jeunes ayant été touchés par un contexte de migration et participant aux offres de ladite animation. On pourrait peut-être organiser des projets communs ou des manifestations communes ?
L‘Association faîtière suisse pour l’animation jeunesse en milieu ouvert (AFAJ) ou la plateforme romande de l'animation socio-culturelle (anim.ch) vous mettra volontiers en contact avec de tels services.
•    Utilisez l’offre des chargés d’intégration cantonaux et communaux : la mise en oeuvre de projets qui leurs sont propres fait partie des tâches principales des chargés d’intégration et, en les rencontrant, vous trouverez un bon accueil pour vous faire écouter quant à vos préoccupations.
Tu trouveras ici les contacts des chargés d’intégration dans ta région.

 2. Mise en oeuvre commune de projets

Les enfants, les jeunes ou leurs parents concernés par un contexte de migration doivent être impliqués dès le début de la planification d’un projet ou lors d’un processus d’ouverture. Ils/Elles sont les expert(e)s et ce n’est qu’en prenant en compte leurs représentations et leurs idées que les efforts des associations de jeunesse peuvent se faire entendre. Les processus d’ouverture doivent fonctionner de manière bilatérale. Les efforts unilatéraux des associations de jeunesse courent un grand risque de ne pas fonctionner, notamment parce que les besoins de l’autre partie ne sont pas du tout compris.
Si une association essaye d’encourager l’adhésion d’enfants et de jeunes concernés par un contexte de migration, elle doit clairement faire comprendre à ces enfants, à ces jeunes et tout particulièrement à leurs parents ce qu’une adhésion peut leur apporter. Pour les enfants et les jeunes concernés par un contexte de migration, cette utilité réside certainement dans le fait qu’une participation à une association de jeunesse peut les favoriser notablement et contribuer ainsi à l’égalité des chances au sein de la société suisse.
Si tu souhaites prendre contact avec des organisations de migrant(e)s, alors tu trouveras ici les adresses correspondantes.

 3. Volonté d‘ouverture

Lors de processus d’ouverture des associations de jeunesse, il ne s’agit pas uniquement de mettre en perspective le comportement des membres des associations à l’égard des enfants et des jeunes concernés par un contexte de migration, mais également de poser la question de savoir comment il faut modifier la situation structurelle de l’association ou de l’organisation. Il est donc nécessaire d’être ouvert à la perspective se séparer de traditions et de structures ainsi que d’être prêt à vouloir développer sa propre organisation.

 4. Compréhension mutuelle  

Il faut une compréhension commune de ce dont il est question, de ce que l’on comprend par ouverture et de quelles étapes sont nécessaires. Afin qu’un processus d’ouverture puisse fonctionner, il faut tant l’acceptation que le soutien de la direction nationale et cantonale tout comme ceux des groupes et des sous-groupes. D’une part, un processus imposé par en haut est l’une des raisons qui peuvent mener à l’échec. D’autre part, les expériences dans les divers projets démontrent que les groupes ou les sous-groupes locaux ont besoin du soutien de leur direction pour pouvoir mettre en oeuvre un tel processus de manière durable. Ce n’est que si la direction appuie un tel projet que celui-ci a des chances de succès.

 5. Ancrer le thème de l’ouverture à un niveau structurel

L’accord de l’association de jeunesse est nécessaire pour ambitionner un processus d’ouverture qui se déroule de manière ciblée et systématique. Ce processus doit garantir une durabilité des structures associatives ou de l’organisation, c’est-à-dire qu’un changement personnel au sein des responsables ne doit pas affecter négativement ledit processus. A l’interne, il convient de créer des ressources supplémentaires en mobilisant des responsables de l’intégration au niveau cantonal ou au niveau de la confédération.  

 6. Planifier suffisamment de temps et de ressources et préférer des petits pas

Les processus d’ouverture sont des processus à long terme et requièrent aussi suffisamment de ressources personnelles disponibles, en plus des ressources en termes de temps. C’est précisément au sein des organisations de jeunesse qui sont majoritairement dirigées par des volontaires et des bénévoles qu’il est indispensable de planifier les ressources de façon à ce que ces bénévoles ne soient ni dépassés ni surchargés. Les projets visant à l’ouverture interculturelle doivent faire plaisir – chose qu’ils font le plus, lorsque le cadre offre une grande motivation tout en n’imposant pas de pression.
Pour les organisations de jeunesse qui mettent en oeuvre des projets locaux ou des manifestations locales de manière ponctuelle, il est possible d’appliquer la méthode des petits pas. De s’attaquer à des grands projets irréalistes ne fait que mener à l’échec et à la frustration. Par conséquent, préférez des petites étapes réalistes pour lesquelles vous pouvez partir du principe que vous êtes également en mesure de les mener à bien.

 


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